Les recettes de l’éducation
par Vincent Engel
Mots-clés :
Au XVIIe siècle, un brave homme est un homme de bien. Deux qualités qui, plus que jamais, sont nécessaires pour les enseignants. Braver des élèves de plus en plus séduits par le zapping tous azimuts, des directives ministérielles rarement cohérentes, des programmes parfois abscons.
On m’a fait remarquer que ces nouveaux programmes avaient le mérite de faire valoir le fait que la matière enseignée n’est pas tout. Il faut aussi donner aux élèves des outils critiques pour développer leur esprit d’analyse. C’est la différence entre le savoir et le savoir-faire, le contenu et les compétences. Je connais ces termes, je suis enseignant moi-même, dans le supérieur et à l’université. Évidemment, apprendre par coeur des dates n’est pas très intéressant... Et à l’heure où l’information se trouve partout et que Google est devenu la première source de documentation pour les élèves, il est indispensable de leur apprendre à discriminer ces sources pour en établir la fiabilité.
Mais même mes détracteurs admettent que les étudiants qui arrivent dans le supérieur, universitaire ou non, souffrent de lacunes importantes dans les apprentissages de base, à commencer par la maîtrise de la langue maternelle. Lacunes qui nous obligent, à ce niveau, soit à baisser les exigences (et donc le niveau), soit à mettre en place des remédiations coûteuses.
Apprendre l’autonomie intellectuelle dès le secondaire, soit. À condition de ne pas mettre la charrue avant les boeufs. L’autonomie n’est pas une fonction qui s’exerce à vide ; il lui faut du grain à moudre, des assises, des fondations. Osterieth, pédagogue d’un autre siècle, écrivait qu’en éducation, perdre du temps revient souvent à en gagner ; quand on le perd au bon moment, dans un processus clairement défini qui débute par l’acquisition des bases indispensables et marche vers l’autonomie.
Finalement, c’est comme la cuisine : la réussite d’une bonne recette tient autant dans la qualité des ingrédients que dans le respect d’un processus d’élaboration. Du fond de sauce à la touche finale. Sans oublier la passion du chef.
On m’a fait remarquer que ces nouveaux programmes avaient le mérite de faire valoir le fait que la matière enseignée n’est pas tout. Il faut aussi donner aux élèves des outils critiques pour développer leur esprit d’analyse. C’est la différence entre le savoir et le savoir-faire, le contenu et les compétences. Je connais ces termes, je suis enseignant moi-même, dans le supérieur et à l’université. Évidemment, apprendre par coeur des dates n’est pas très intéressant... Et à l’heure où l’information se trouve partout et que Google est devenu la première source de documentation pour les élèves, il est indispensable de leur apprendre à discriminer ces sources pour en établir la fiabilité.
Mais même mes détracteurs admettent que les étudiants qui arrivent dans le supérieur, universitaire ou non, souffrent de lacunes importantes dans les apprentissages de base, à commencer par la maîtrise de la langue maternelle. Lacunes qui nous obligent, à ce niveau, soit à baisser les exigences (et donc le niveau), soit à mettre en place des remédiations coûteuses.
Apprendre l’autonomie intellectuelle dès le secondaire, soit. À condition de ne pas mettre la charrue avant les boeufs. L’autonomie n’est pas une fonction qui s’exerce à vide ; il lui faut du grain à moudre, des assises, des fondations. Osterieth, pédagogue d’un autre siècle, écrivait qu’en éducation, perdre du temps revient souvent à en gagner ; quand on le perd au bon moment, dans un processus clairement défini qui débute par l’acquisition des bases indispensables et marche vers l’autonomie.
Finalement, c’est comme la cuisine : la réussite d’une bonne recette tient autant dans la qualité des ingrédients que dans le respect d’un processus d’élaboration. Du fond de sauce à la touche finale. Sans oublier la passion du chef.




